Sécurité, Terrorisme, Défense, Relations internationales et Identité : pourquoi nous voterons François Fillon…



Alors que le sujet a, curieusement, été très absent de la campagne de la plupart des candidats, le terrorisme s’est invité ces derniers jours sur la scène politique française : jeudi soir, vers 20h45, un individu a ouvert le feu sur des policiers, sur les Champs-Elysées, tuant l’un d’entre eux et en blessant grièvement deux autres tandis qu’une touriste américaine était légèrement touchée. Trois jours plus tôt, mardi matin, c’est à Marseille que deux terroristes préparant un attentat imminent ont été interpellés, avant leur passage à l’acte. 

Dimanche, la France se rendra aux urnes pour le premier tour de ce qui apparaît comme la plus difficile et certainement la plus décisive des élections présidentielles de la Vème République. Et ce, dans un contexte marqué par la plus grave menace sécuritaire que la France ait connue depuis des décennies.

Dans ce contexte, nous pensons que seul François Fillon est à même de faire face à l’adversité qui nous frappe de plein fouet depuis le 7 janvier 2015. Nous pensons également qu’il est le mieux placé, par son expérience, sa détermination, sa maîtrise du sujet et son calme pour affronter d’autres problèmes qui, eux aussi, sont au centre de nos préoccupations : la protection de l’identité française, la gestion de la question de l’immigration ou la lutte contre toutes les formes d’extrémisme. Enfin, nous savons qu’il est le mieux à même de bâtir la vaste coalition qui, seule, pourra défaire l’hydre djihadiste et restaurer un ordre mondial juste et acceptable.  

C’est pourquoi nous avons décidé de voter pour François Fillon et c’est pourquoi nous appelons ceux qui croient encore à la France et à son avenir à faire de même.

La France est plongée depuis des années dans une situation économique d’une gravité exceptionnelle, elle souffre de trop de réformes promises et jamais (ou si peu) accomplies, elle est fatiguée et découragée et ne sait plus quelle place elle occupe sur la scène internationale, ou même si elle veut encore en occuper une...

Or, n’en déplaise aux défaitistes, aux renonciateurs et à ceux qui sont prêts à tout promettre pour mieux abdiquer ensuite sur tout, la France a été et demeure l’une des grandes puissances de ce monde : elle a été et demeure un modèle culturel et civilisationnel pour beaucoup, elle a été et demeure l’une des grandes voix du concert des nations, elle est l’un des cinq membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU et peut donc peser d’un poids certain sur les choses, elle est une puissance nucléaire et demeure l’un des rares pays européens à disposer de capacités militaires significatives et, surtout, à avoir la volonté de s’en servir quand c’est nécessaire. Seule s’il le faut, ainsi qu’on le voit au Mali et dans le Sahel depuis plusieurs années ; dans le cadre de grandes coalitions qu’elle participe activement à bâtir et à animer comme on le constate en Syrie et en Irak aujourd’hui, en Afghanistan hier.

Mais la France doute d’elle-même, la France souffre, la France est tentée par le repli ou le saut dans l’inconnu, matérialisé par le vote pour l’extrême-droite ou pour l’extrême-gauche. 

Certes, dans cette extrême confusion, un candidat a émergé,  depuis quelques mois, qui se présente comme celui du changement, de la rupture et du renouveau. Mais Emmanuel Macron, qui a suivi un parcours d’un classicisme absolu – énarque, inspecteur des finances parti pantoufler dans le privé, ex-membre du P.S. - peut-il être le candidat du « renouveau » ? Monsieur Macron, qui a été, en 2012, secrétaire général adjoint du cabinet du Président François Hollande puis, de 2014 à la fin de l’été 2016, ministre de l’Economie de l’Industrie et du numérique du même Président, peut-il être le candidat de la « rupture » ? Poser la question, c’est déjà y répondre. Sa candidature et son mouvement, En Marche (notons au passage que, jamais dans le passé un homme politique français n’a nommé le parti qu’il créait en partant des initiales de son nom, ce qui en dit long sur sa personnalité et le rôle d’homme providentiel qu’il se voit jouer…) n’assurent aucune rupture mais la continuité d’une politique dont la société française, manifestement, ne veut plus. Si M. Macron est un homme providentiel, c’est pour les ministres du gouvernement socialiste et les autres ténors du P.S. qui ont bien compris que le choix désastreux de Benoît Hamon comme candidat officiel du parti précipitait celui-ci vers la Bérézina et les priverait pour longtemps du pouvoir. Il s’agit, ni plus ni moins, d’un produit marketing » bien pensé pour permettre à l’entourage de François Hollande de garder la main sur les commandes.

Emmanuel Macron président, ce serait tout sauf le changement. Le grand flou qu’il a entretenu sur sa vision de la gestion des questions migratoires démontre également qu’il sera incapable (ou peu désireux) de s’attaquer à cette problématique pourtant cruciale aux yeux de la majorité de nos concitoyens. Sur les autres sujets régaliens, il sera sans doute tout aussi « flottant ».

Ajoutons que M. Macron n’a aucune expérience internationale dans un monde dans lequel le Président de la République devra, demain, renouer le dialogue avec la Russie, négocier avec la Chine et participer à la pacification du Moyen-Orient. Etant donné son penchant naturel, on peut donc craindre qu’il ne soit, sur ces questions que le pâle relais de l’hégémonie américaine. Enfin, une certaine opacité qui entoure le financement de sa campagne et de son mouvement autorise à s’interroger, étant donné son passé professionnel à la banque Rothschild, sur l’influence que pourraient avoir sur lui les milieux financiers et bancaires internationaux. La même opacité entoure d’ailleurs le patrimoine privé d’un homme qui, devenu millionnaire chez Rothschild, a déclaré qu’après avoir quitté la banque, il ne gagnait « plus assez pour payer ses impôts »[1]   

Ancien numéro trois de la gendarmerie nationale, le général Bertrand Soubelet qui, un temps, avait été séduit par le leader maximo d’En Marche, le disait il y a quelques semaines, lorsqu’il actait sa rupture avec M. Macron[2] : « Emmanuel Macron m’a proposé de rejoindre son mouvement avec la promesse qu’il ferait de la politique autrement, qu’il sortirait des clivages partisans, qu’il participerait au renouvellement du personnel politique […]. Or, je constate le contraire. Il accepte tous les ralliements, y compris ceux issus d’un gouvernement qui nous met dans le mur depuis cinq ans…. »  Et de conclure : « le mouvement est devenu une recyclerie où tous ceux qui nous gouvernent depuis toujours tentent de sauver leur place… »

Des deux autres candidats du quatuor qui domine les sondages, qu’il nous suffise de dire que l’un comme l’autre nous paraissent être les fossoyeurs de l’avenir. Monsieur Jean-Luc Mélenchon, ancien trotskyste, sénateur pantouflard du P.S. pendant des années est unvieux cheval de retour de la politique mais qui aimerait tant, lui aussi, passer pour un homme nouveau. Il ne fait que nous servir, de manière séduisante et à coup d’hologrammes, les vieilles lunes du gauchisme et souhaiterait voir la France  se rapprocher de « l’alliance bolivarienne », coalition de populistes d’extrême-gauche latino-américains tandis que Madame Le Pen est porteuse d’un programme économique inepte. Tous deux ne feraient que ruiner ce qui nous reste de crédit et précipiter la banqueroute.  

Des « petits » candidats (ceci étant dit sans mépris), nous ne dirons rien étant donné qu’ils n’ont aucune chance, sauf pour souligner la sympathie naturelle que suscitent Monsieur Jean Lasalle et son « parler vrai ».   

Ce n’est pas, pour autant, « par défaut » ou dans la simple logique du « vote utile » que nous appelons à voter pour François Fillon : c’est parce que nous croyons en son programme et en la force de caractère de l’homme.    

Pour nous limiter à ce qui est au cœur de notre action, la sécurité et la géopolitique, voici ce qui, à nos yeux, fait pencher la balance en sa faveur :

  • François Fillon s’est clairement engagé, et il l’a répété jeudi soir sur France 2 : « La lutte contre le terrorisme sera sa priorité numéro 1 de nouveau président ».

 

  • Après déchéance de nationalité, tout Français parti combattre à l’étranger dans les rangs terroristes se verra interdire le retour sur le territoire national.

 

  • Les étrangers proches de la mouvance terroriste seront expulsés.

 

  • Au plan international, il œuvrera à bâtir une grande coalition anti-djihadiste incluant, entre autres, la Russie et l’Iran. 

 

  • Pour autant, contrairement à d’autres, François Fillon a bien compris l’articulation essentielle entre djihadisme et idéologie islamiste : non content de s’attaquer à la violence, il armera également l’Etat pour combattre le salafisme et l’idéologie islamiste « soft » des Frères musulmans. La laïcité sera renforcée.

 

  • Au plan de la Défense, il maintiendra et modernisera la Force de dissuasion nucléaire, augmentera progressivement le budget des armées pour arriver à 2% du PIB en fin de quinquennat et renforcera le lien entre l’armée et la nation.  

 

  • Il réduira l’immigration légale au minimum et gérera la délivrance des titres de séjour de manière à prévenir la concentration communautaire ; il réformera et renforcera les conditions d’acquisition de la nationalité française.

 

  • Au plan européen, il se battra pour le renforcement des frontières extérieures, exigera une réforme des accords de Schengen et poussera l’Europe à se donner les moyens de peser militairement sur la scène internationale.

 

  • Au plan international, tout en se voulant un « allié loyal et indépendant des Etats-Unis », il rétablira « le dialogue et des relations de confiance avec la Russie qui doit redevenir un grand partenaire » et s’engagera davantage avec la Chine.

 

Le général Betrand Ract-Madoux, ancien chef d’état-major de l’armée de terre (2011-2014), l’a exprimé le 20 avril : « La situation exige de promouvoir comme chef des armées un homme déjà prêt, aguerri, à la stature reconnue et fort d’une majorité disposée à soutenir ses décisions, pour aller vite un homme dont la main ne tremblera pas. Parmi les onze candidats, c’est bien François Fillon qui semble le mieux armé pour revêtir prochainement la tenue de chef des armées. »[3]

C’est pour ces raisons, pour toutes celles que nous avons exposées et, plus généralement parce que l’ensemble de son programme[4] nous semble le plus réfléchi, le plus abouti et correspond le mieux aux intérêts de la France à laquelle il permettra de reprendre son rang, que nous voterons François Fillon.

Et ce, bien entendu, dès le premier tour, ce dimanche 23 avril : l’heure est trop grave pour disperser les voix nécessaires à entreprendre cette nouvelle voie d’espérance : la France a besoin de nous ! Soyons au rendez-vous ! 

  


© 2012 ESISC - European Strategic Intelligence and Security Center Powered by Advensys